GENEVIÈVE GOËTZINGER DÉCORTIQUE L’INTERVIEW DU PRÉSIDENT AFFI NGUESSAN À NOTRE VOIE

par | Fév 18, 2021 | Côte d'Ivoire, Politique | 0 commentaires

PASCAL AFFI N’GUESSAN a accordé une interview importante à Notre Voie. Longue interview, limpide, exigeante, combative, sereine aussi. Une interview à son image. Il y parle des retrouvailles avec les Ivoiriens dont vidéos confirment le caractère si chaleureux. (…)Dans la France coupée du monde, cela met du baume au cœur de voir une telle chaleur.

Dans cette interview, le président du FPI évoque cette visite de compassion des GOR à son domicile, avec ces mots qui disent l’essentiel: « je m’attendais à davantage de sincérité et d’humanisme. Malheureusement, à travers leurs discours et leurs attitudes, je n’ai pas senti cela. Ils sont venus s’acquitter d’un devoir, d’une mission que le président Gbagbo leur aurait confiée. Sans cela, ils ne seraient pas venus. J’en ai pris acte ».
Il est cash pour constater que la coalition des plateformes de l’opposition n’existe plus. « J’avais compris qu’il y avait un plan de sabordage au profit d’une autre coalition ».
La participation aux élections est pour lui une évidence avec la constitution d’un groupe parlementaire conséquent : « il faut un équilibre des pouvoirs afin que la gestion de la chose publique soit mieux contrôlée ». « L’enjeu, c’est la démocratie, l’équilibre des pouvoirs et la lutte contre la mainmise d’une organisation politique sur l’ensemble des institutions. Nous devons nous engager dans la participation électorale parce qu’elle nous donnera les moyens de peser sur le jeu politique national. C’est cela qui est conforme à une démocratie apaisée, républicaine et apaisée ».
Dans cet esprit, il rappelle que le boycott d’EDS a sans doute empêché l’opposition d’être majoritaire à l’Assemblée Nationale à partir de 2019 avec le PDCI et l’UDPCI. Pour affirmer : « ces dissidents ont fait preuve de leur immaturité, de leur irresponsabilité et de leur dangerosité politique. Ils méritent une sévère sanction électorale ».
Affi revient enfin sur son déplacement à Accra, rappelant qu’il a considéré l’invitation d’HamBak à intégrer la délégation ivoirienne comme « un geste d’ouverture, un pas supplémentaire dans le sens de l’apaisement et de la décrispation amorcés depuis le discours du président Bédié mettant fin à la désobéissance civile et à l’existence du CNT. Il faut encourager l’apaisement. » Et de préciser qu’il ne représentait pas Alassane Ouattara :« dans le contexte actuel, je suis mal placé et mal indiqué pour représenter le chef d’Etat ivoirien à une cérémonie officielle au Ghana. Cela aurait été une incongruité ».
Cette interview s’achève par le rappel des principes fondamentaux qui guident Affi depuis son entrée dans la vie publique : « l’attachement au dialogue doit être un principe. Le règlement pacifique des conflits doit être un principe. Et la confrontation l’exception… La culture du dialogue, c’est la culture du dépassement des frustrations et des ressentiments. Après ce qu’il s’est passé, si des occasions sont offertes pour dépasser ces contradictions, pour trouver d’autres formules de régler ces problèmes, il ne faut pas leur tourner le dos. Il faut au contraire apporter sa contribution. Être ouvert à tout cela. C’est comme cela que j’appréhende la politique. C’est le rôle que je veux jouer. Je veux la paix, la fraternité et la stabilité pour mon pays ».
Cet attachement vrai au dialogue, à la démocratie, s’intègre dans la trajectoire de toute une vie. Cette interview puissante confirme qu’il faudra compter avec lui et que les Ivoiriens pourront compter sur lui.

Source:page facebook de l’auteure

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